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Ces idols sur le devant de la scène japanime

Aujourd’hui, braquons nos projecteurs sur les animés d’idols ! Oui, les animés d’idols.
Ne fuyez pas tout de suite, même si vous en avez peut-être marre des nombreuses images d’elles qui circulent sur le web ! C’est vrai que lorsqu’on pense aux idols, on imagine tout de suite des groupes comme AKB48, et on peut croire que les séries sur ce thème seront dans la même veine.

Et pourtant, ce n’est pas du tout le cas ! Je n’aime pas du tout les idols, mais ça passe très bien en animé (même si ça n’a presque plus rien à voir avec la réalité).

Comme ces séries sont nombreuses, on peut les soupçonner d’être des clones produits à la chaîne, comme les « harems ecchis » qu’on nous sert à chaque saison.
Hé bien non : sauf cas assez rares, elles ont toutes leurs particularités.

Je vais donc brièvement revenir sur cinq animés d’idols assez récents, sans trop entrer dans les détails sur les personnages. Y’en a une dizaine par série, on risque de ne pas avoir assez de temps d’antenne pour toutes les présenter… Commençons donc par le plus populaire !

 

 

Le phénomène Love Live!

 Love Live1

 

Studio : Sunrise
Saison 1 : 13 épisodes diffusés en hiver 2013
Saison 2 : 13 épisodes diffusés au printemps 2014
Film : Sorti au cinéma en juin 2015

 

C’est bel et bien un phénomène. Créé en 2010 par Lantis et Sunrise, ce projet visait initialement à mettre en avant un groupe musical virtuel dans des clips animés, histoire de vendre des CD.
Jusque-là, tout va bien. Et puis un jour, la terre trembla et tout bascula.

Aujourd’hui, les chansons de Love Live! se vendent certes très bien, mais en plus de ça, les 2 saisons de l’animé atteignent des ventes astronomiques (pour donner une idée, c’est bien plus que Sword Art Online ou Fate/Stay Night), le film s’est placé premier du box-office japonais à sa sortie, et le jeu vidéo Love Live! School Idol Festival a dépassé la barre des 20 millions de joueurs sur iOS et Android.
Oui, c’est incontestablement un phénomène.

Mais Love Live!, c’est quoi en fait ? Sur le papier, on a des lycéennes qui décident de former un groupe pour promouvoir leur école, y attirer de nouveaux élèves et éviter sa fermeture prochaine.
Et les idols lycéennes sont tellement nombreuses que des compétitions nationales existent ! Voici donc un moyen parfait pour sauver leur établissement.

 

Les plus :

La comédie : Le groupe µ’s (dites « muse » à l’anglaise) est au centre de la série. Et je vous rappelle que c’est une production de Sunrise, studio plutôt balèze dans plusieurs domaines, particulièrement dans la comédie. Attendez-vous à rire avec les 9 personnages qui composent le groupe ! À mi-chemin entre comédie et slice of life, l’animé prend le temps de construire petit à petit des séquences un peu plus lourdes de sens, pour poser du bon drama lors de moments demandant plus d’intensité.

La musique : Forcément, qui dit idols, dit musique. Ça reste subjectif, mais on peut saluer Love Live! de nous offrir une assez grande variété de chansons, permettant d’en trouver au moins une qui fera plaisir aux oreilles. Ce point est d’autant plus important pour les joueurs du jeu de rythme sur mobile.

La réalisation : L’animation est soignée, le studio fait attention à ce que ses héroïnes aient toujours une tête acceptable (l’apparence compte pour une idol, après tout), qu’aucun défaut ne subsiste dans l’animation 3D des chansons quand il y en a, et que le décor reste toujours agréable à regarder.

 

Les moins :

Les personnages : Attention, je ne dis pas que ceux de Love Live! sont mauvais, je les aime bien.
Ce qui est regrettable, c’est que certaines scènes ou traits de caractères sont forcés, juste pour les rendre attachantes. Comme si un grand panneau « Aimez-moi » clignotait au-dessus de chaque membre de µ’s.

Le scénario : Oui d’accord, on ne s’attend pas vraiment à un gros scénario dans ce type de séries.
Mais un minimum de réalisme dans l’enchainement des évènements ne serait pas de trop, car certains passages semblent un peu trop tissés par le destin. C’est d’autant plus vrai dans la saison 2 qui, malgré son intensité, nous donne l’impression de n’avoir qu’une seule route évidente à suivre.

 

Avoir en parallèle un jeu mobile très populaire et très réussi aide beaucoup à la réussite de la série depuis sa seconde saison. Retrouver certaines chansons, revoir des séquences de l’histoire, ou savoir qu’une carte super/ultra rare est incluse dans un Blu-Ray ou un artbook, ça vide le portefeuille des accros au jeu, mine de rien. Une politique cross-média réussie est la clé du succès, et Love Live! l’a prouvé.

 

This is War : AKB0048

Akb0048

 

Studio : Satelight
First Stage : 13 épisodes diffusés au printemps 2012
Next Stage : 13 épisodes diffusés en hiver 2013

 

Je déconne pas, c’est la guerre ! La vraie ! Et intergalactique !
Un groupe de rebelles, un gouvernement despote qui impose sa volonté aux pauvres victimes collatérales que sont les citoyens, des batailles allant de la guérilla urbaine à grands coups de sabres laser dans des ruines, jusqu’aux affrontements dans l’espace avec une armada de vaisseaux spatiaux ! Et certains des rebelles n’hésitent pas à modifier leur propre corps pour tenir le front…

Bienvenue dans AKB0048. Comme le titre le suggère, cet animé reprend à un tel point le groupe AKB48 pour en faire la promo que certaines chanteuses du groupe doublent les personnages, avec plus ou moins de réussite. Comme le titre ne le suggère pas, on se retrouve aussi dans une sorte de Star Wars.
Ça surprend un peu au début, mais on s’y fait vite.

Mais comment peut-on mêler les concerts d’idols avec la guerre ? Tout simplement en imposant des lois qui bannissent toute forme de divertissement à la population pour mieux la contrôler, et en donnant une dimension épique au groupe AKB48, qui aurait continué de chanter sur Terre jusqu’à la fin pour faire face à l’oppression. Un culte de la personnalité inversé, en somme.

Depuis, la bataille se déroule à une toute autre échelle, et nous suivons ici la 77eme génération du groupe AKB48. Les personnages doivent hériter des noms des premières AKB48 en remplissant certaines conditions lors de rituels. Quoi de mieux pour faire une promotion de groupe ?
L’histoire nous amène de l’entrainement des personnages jusqu’à leur montée au sommet, le tout en nous jetant dans de nombreuses batailles que constituent les concerts.

 

Les plus :

Les batailles en plein concert : C’est autre chose que de voir les personnages qui dansent sur scène, on se croirait presque dans Symphogear vu l’intensité de certaines séquences d’action.

L’ambiance : Les nombreux conflits offrent une atmosphère de guerre où il est possible de placer autant de drama que souhaité sans effort. Cette petite touche de sérieux est bienvenue. Vive la guerre.

 

Les moins :

Les personnages : Sauf quelques exceptions, la plupart d’entre eux seront vite oubliés, car pas attachants.

Le culte de la personnalité : Les personnages héritent des noms des membres réels d’AKB48, quasi-élevées au rang de divinités. Ça devient irritant à la longue.

La réalisation : Beaucoup trop de scènes sont mal animées. Certains affrontements qui pourraient entrer dans les légendes de l’animation ne deviennent que des personnages glissant sur un fond.

La comédie : Souvent mal placée, hors contexte et forcée. Dans cet univers, il est difficile de trouver le créneau pour placer ce genre de scènes sans faire de fausse note.

 

Divertissant pour son univers très éloigné des autres séries du genre, AKB0048 a l’occasion de nous offrir plusieurs passages très intenses, même si elle s’enlise souvent lors de scènes mal placées.

 

Est-ce vraiment de l’Aikatsu ?

Aikatsu

 

Studio : Sunrise
Saison 1 : 50 épisodes diffusés d’octobre 2012 à septembre 2013
Saison 2 : 50 épisodes diffusés d’octobre 2013 à septembre 2014
Saison 3 : 50 épisodes diffusés d’octobre 2014 à septembre 2015
Saison 4 : Débutée en octobre 2015
Film 1 : Sorti au cinéma en décembre 2014
Film 2 : Prévu pour 2016

 

Sunrise frappe encore, et cette fois, ils font très mal. Très mal aux côtes, et dans le bon sens du terme. En repensant à certaines scènes, j’en souffre encore, c’est dur de se retenir de rire.

Dans l’académie Starlight, on suit l’histoire d’Ichigo Hoshimiya, qui a pour but de rejoindre sur la même scène la plus grande idol de l’établissement, Mizuki.
Contrairement aux 2 séries présentées plus tôt, le public ici visé est bien plus jeune, mais c’était sans compter l’humour que Sunrise instille dans ce titre, des personnages plus géniaux les uns que les autres, et une intrigue qui au final s’avère intéressante.

Soyons clairs, Aikatsu! est une série de plus de 150 épisodes, dont la plupart sont montés sur le même modèle : une audition à passer, un drama à tourner ou un live à préparer, et une chanson avant de rendre l’antenne. Malgré ce format, la série se révèle extrêmement prenante, et on ne voit pas le temps passer. Voyons en détail ses qualités.

 

Les plus :

L’humour : Si je devais faire un top 10 des épisodes d’animés les plus drôles que j’ai vus ces cinq dernières années, au moins la moitié d’entre eux proviendront d’Aikatsu!. C’est clair et net.
Certains épisodes tentent de nous étouffer de rire jusqu’à la mort, je vois pas d’autre explication possible.
Les délires autour des différents personnages n’ont absolument aucune limite (surtout s’ils se produisent lors du tournage d’un drama). Le staff se permet tout, même de briser occasionnellement le 4ème mur. Les situations sont tellement absurdes que certains personnages en viennent à se demander si ce qu’elles font est vraiment de l’Aikatsu. Ce qui nous amène au point suivant…

Les personnages : Dans Aikatsu!, tous les personnages sont bons. Tous. Sans aucune exception.
Un personnage principal accrocheur est un point fort pour une série, permettant au spectateur de prendre plaisir en suivant son histoire. Et Ichigo remplit parfaitement les conditions : attachante, délirante et dénuée de bon sens, elle détruit au fur et à mesure les codes des activités accomplies par une idol.
Le running gag « Est-ce vraiment de l’Aikatsu ? » provient majoritairement de ses actions défiant parfois les limites humaines. Voir une idol escalader une falaise sans équipement en plein hiver pour taillader de l’arbre à grand coups de hache devient absolument normal.
De même, des personnages secondaires qui ne finissent pas dans l’ombre du personnage principal (bon comme mauvais) est une autre qualité à relever. Entre Aoi, Ran, Yurika… on retiendra surtout le meilleur prof de danse de l’histoire de l’animation : Johnny Bepp.
Ils sont tous géniaux. N’importe lequel de ces persos pourra vous faire délirer. La plus grande force d’Aikatsu! est son ambiance légère, incitant la comédie à montrer le bout de son nez dans chaque scène.

La réalisation : On peut penser ce qu’on veut de l’animation 3D. Certains aiment, d’autres non. Dans Aikatsu!, comme dans beaucoup de séries similaires, les chansons sont animées via cet outil.
Si on met de côté le fait d’aimer ou non la 3D pour ne regarder que le niveau technique, Aikatsu! atteint quand même une animation exceptionnelle dans le domaine, surtout quand on sait qu’un épisode est diffusé chaque semaine et sans interruption depuis trois ans. La qualité de l’animation ne cesse d’augmenter, et on a de plus en plus régulièrement le droit à plusieurs chansons par épisode.
Au-delà de tout ça, le reste de la série est très loin d’être moche. Quelques sakugas se glissent par-ci par-là, les décors sont riches, les seiyuus font un excellent boulot et d’un point de vue purement musical, les risques de rejets sont très faibles.

La trame temporelle : Le temps s’écoule dans Aikatsu!. Les années passent, certains personnages grandissent et disparaissent peu à peu, d’autres petites nouvelles prennent leur place avant de grandir elles aussi. Les changements de chara-design sont mineurs pour la plupart, sauf quelques cas qui nous font vraiment comprendre que celui ou celle que l’on a connu à 12/13 ans en a maintenant 17/18.
La série ne va pas chercher la facilité à ignorer les saisons qui s’enchainent, afin de garder leur casting initial. Cela pique parfois, mais le plaisir de découvrir des nouvelles têtes surpasse la perte ressentie.
D’autant plus que Sunrise offre un film exceptionnel pour nous faire tourner la page dans l’histoire.

 

Les moins :

La réalisation : Oui je sais, j’ai mis la réalisation dans les plus au-dessus. Il s’avère qu’elle n’a pas été exceptionnelle au départ, bien au contraire. Sur ses premiers épisodes, la série était moche. Terriblement moche. Une animation basique, des chara-designs hasardeux et une 3D tout droit sortie des enfers.
Au bout d’une demi-douzaine d’épisodes, le studio corrige progressivement le tir. L’évolution est tellement minime à chaque épisode qu’on ne se rend même pas compte que le trait se soigne, jusqu’à ce que ça finisse par sauter aux yeux. C’est difficile de croire qu’un animé qui fut si laid est devenu si beau.
Et c’est tout ce que j’ai trouvé à mettre dans les moins. Un problème touchant à peine 10% de la série.

 

Au-delà du côté musico-commercial visant à vendre des cartes à des petites filles, Aikatsu! est avant tout un animé qui se regarde avec plaisir pour son ambiance, ses personnages et son humour. La musique est très loin d’être son principal intérêt ! Une perle déguisée dans un costume d’animé pour enfant.

 

The Idolm@ster, l’envers du décor

Idolmaster

 

Idolm@ster Xenoglossia
Studio : Sunrise
Format : 26 épisodes diffusés d’avril à septembre 2007

The Idolm@ster
Studio : A-1 Pictures
Format : 25 épisodes diffusés de juillet à décembre 2011
Film : Sorti au cinéma en janvier 2014

Puchimas : Petit Idolm@ster
Studio : Gathering
Saison 1 : 64 épisodes de 2 minutes, diffusés en hiver 2013
Saison 2 : 74 épisodes de 2 minutes, diffusés au printemps 2014

The Idolm@ster : Cinderella Girls
Studio : A-1 Pictures
Saison 1 : 13 épisodes diffusés en hiver 2015
Saison 2 : 12 épisodes diffusés en été 2015

 

Souvent désigné comme l’animé représentant les idols par excellence, Idolm@ster est une série de jeux vidéo adaptée plusieurs fois en animé (dont un mecha n’ayant plus rien à voir avec les idols).
Mais dans cette petite présentation, je ne parlerai que de l’animé The Idolm@ster.

Contrairement aux autres, The Idolm@ster est le seul qui a un certain niveau de crédibilité. Il n’y a aucun élément de science-fiction qui se glisse au milieu de l’histoire des nombreux personnages.
On suit un producteur dont le but est de faire des idols de son entreprise les stars montantes du milieu, en nous présentant en détail les activités de ces filles adolescentes ou adultes en dehors des concerts.

The Idolm@ster nous présente ce qu’est le monde du travail d’une idol à travers un prisme édulcoré, afin que certains principes du milieu ne soient pas choquants. Les leçons, les auditions, les relations humaines, les scandales, les difficultés des entrainements, les limites physiques et psychologiques des personnages, tout est passé en revue. Malheureusement, le nombre important de personnages ne permet pas de se plonger réellement dedans, ce qui rendra pour beaucoup la série lassante.

 

Les plus :

La réalisation : La quasi-totalité des séries sur les idols utilisent de l’animation 3D lors des concerts, des lives, ou toute séquence de danse. Mais Idolm@ster déroge à la règle : tout est fait dans une animation classique, même s’il y a dix personnages lancés en pleine chorégraphie.
C’est très beau, ça bouge de partout. Les séquences hors concerts sont tout aussi soignées.

L’univers : L’approche quasi-réaliste d’Idolm@ster nous permet de prendre conscience du travail demandé pour réaliser la moindre performance, les risques liés aux rumeurs, et surtout la concurrence exacerbée présente dans le milieu où, pour passer dans une émission de télévision, il faut écraser ses rivaux.

 

Les moins :

Le manichéisme : C’est là le grand problème de la série.
Notre producteur et ses idols sont le bien. Les rivaux sont le mal. Nos protagonistes vaincront grâce à la persévérance, au travail acharné et au bon cœur des gens. Les rivaux créent des scandales, soudoient les journalistes ou lancent les ragots. La côté « tout noir ou tout blanc » est bien trop poussé.

Les personnages : Trop. Il y en a trop, beaucoup trop. Plus d’une dizaine de personnages principaux par série, des persos secondaires qui gravitent autour d’eux encore plus nombreux, d’autres personnages présents en référence aux jeux vidéo… On est assaillis de toute part. Ça fait sans doute très plaisir aux joueurs de retrouver tout ce monde dans l’animé, mais les autres seront noyés dans la masse.

La comédie : Idolm@ster tente de mettre du rythme via des gags, et d’ailleurs, certains personnages existent exclusivement pour les mettre à exécution.
Malheureusement, leur mise en scène laisse à désirer dans la plupart des cas. Les scènes qui font réellement rire sont minoritaires, face à celles qu’on regardera passer la tête posée sur la main.

 

Au final, Idolm@ster est un animé qui permet de se plonger de manière réaliste dans l’univers des idols, même si les jeux vidéo de la licence sont bien plus intéressants et prenants que leurs adaptations.

 

La logique, ce concept sur-côté dans Pripara

Pripara1

 

Studio : Tatsunoko Performance
Saison 1 : 50 épisodes diffusés entre juillet 2014 et juin 2015
Saison 2 : En cours de diffusion depuis juillet 2015
Film : Diffusé en mars 2015

 

Pour finir, parlons de Prism Paradise, dit Pripara. Actuellement en cours de diffusion dans sa seconde saison, ce descendant de Pretty Rythm se démarque par son absence quasi-totale de bon sens.

Ici, les idols sont gérées par des fées motivées par leurs propres ambitions et l’envie de grimper dans le milieu, quitte à entreprendre tous les coups vicieux et à mettre en place tous les pièges imaginables. On pourra aussi voir 2 fées siroter un verre d’alcool à un bar en s’échangeant des politesses, sans pression.

Du côté des idols, ce n’est pas mieux. Les filles ne deviennent des idols que via une transformation possible dans un certain lieu réservé à ce divertissement, causant parfois des changements physiques tellement impressionnants qu’on ne reconnait plus le perso de base.
Une fille à la double personnalité, une transformation déclenchée en mangeant des prunes, une héroïne qui gagne plusieurs années en apparence mais garde sa mentalité de gamine dérangée…

Pripara est une série animée d’une folie où tout peut arriver, même une principale d’école autoritaire qui traque les élèves avec un aspirateur omnipotent, dépassant la compréhension du commun des mortels. Cet animé mise sur l’absurdité permanente et ne se retient pas pour faire n’importe quoi.

 

Les plus :

Le rythme : Cette série n’a pas tellement d’épisodes qui font avancer l’histoire. Mais quand ils sont là, ils sont prodigieux. Le reste du temps, on reste sur un rythme intense grâce à Lala Manaka, qui est au centre d’une tornade de personnages tous aussi frappés les uns que les autres. Ben justement…

Les personnages : Ils sont tous dingues ! L’héroïne, ses amies, ses rivales, leurs managers, leur prof, leurs camarades… Le nombre de personnages sains d’esprit dans cette série doit se compter sur les doigts d’une seule main, et encore, même ceux qui ont la tête sur les épaules font parfois n’importe quoi. Et l’animé ne se prive pas de développer de façon très intéressante certains d’entre eux.

L’ambiance : De la folie furieuse à des instants émotionnels forts, la série se démarque par son esprit déjanté, permettant au spectateur de se marrer à chaque épisode.

 

Les moins :

La réalisation : Quelques séquences sont bien animées, en particulier les passages 3D lors des chansons de fin d’épisode. C’est encore mieux sur les épisodes importants pour le scénario.
Le reste du temps, la qualité visuelle est assez basse, et quelques génériques en souffrent également. Le focus sur les gags permet d’éviter que ça ne soit trop gênant.

 

Misant plus sur son comique absurde que ses idols, Pripara cherche à entrainer le spectateur dans ses personnages détonants, et pour peu qu’un seul d’entre eux vous plaise, vous serez conquis.

 

 

Des séries parlant d’idols, il y en a beaucoup d’autres que celles dont j’ai parlé, que ce soit en animé ou en manga. Ce qui est pour nous un concept étranger est tout à fait normal au Japon, où elles pullulent dans chaque recoin de la télévision. Il serait illogique de ne pas les retrouver dans les productions animées, sachant qu’une partie du public est commun à ces deux divertissements.

Distants de la réalité pour la plupart d’entre eux, les animés d’idols peuvent même plaire à ceux qui n’apprécient pas le concept. On est plutôt devant une évolution musicale du « cute girls doing cute things », apportant des motivations, une histoire et de la tension à ses personnages principaux, le tout en faisant rire le spectateur. Ce n’est pas si éloigné que ça de nos animés habituels, n’est-ce pas ?

A propos de Kaengel

Je mange des mangas, je bois des animes et je déguste des Light Novel ! Ma passion pour ces titres japonais n'a d'égal que la folie que je ressens pour les courses de Formule 1 o/

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3 commentaires

  1. Ah les animes d’idols, à ma grande surprise moi qui suis revenu à l’animation pour les méchas au départ : j’adire ça 🙂 J’ai vu toutes les séries cités sauf Aikatsu. En série d’Idol intéressante j’aurais mis Wake Up Girls pour son côté envers du décors plus sombre que celui des autres séries du genre.

  2. J’ai lu dans l’espoir de voir les Wake Up, Girls! que j’aurais bien plus classé facilement dans « l’envers du décor » !

    Mais bon, toujours agréable de voir des 2D Idols tout de même sans l’aigreur habituelle des frenchies.

    Manaka Lala <3

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