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Infinite Stratos 1 – Merci (infiniment) pour ce moment [Critique LN]

Lâchons un pavé dans la mare : tout n’est pas à jeter dans Infinite Stratos. Ça veut pas dire pour autant que la lecture est agréable, loin de là.

Note : Face aux potentielles pointes de misogynie inhérentes à la série, lisez ATTENTIVEMENT la critique.

Infinite Stratos 01 - Couvertures

Infinite Stratos 01 (IS – インフィニット・ストラトス 01)
Auteur : Izuru Yumizuru

Publié en mai 2009 chez MF Bunko J (Media Factory) – Illustrateur : okiura
Réédité en avril 2013 chez Overlap Bunko (Overlap) – Illustrateur : CHOCO
Tome 1/?? – Série en cours

Synopsis

Grâce à l’exosquelette appelé Infinite Stratos, les femmes dominent la société, étant les seules capables d’utiliser l’IS. C’est au Japon et à l’IS Academy que certaines d’entre elles apprennent à le maîtriser.

Cependant, l’arrivée d’Ichika Orimura, un adolescent japonais et le seul homme capable d’utiliser l’IS, est sur le point de bouleverser le monde une nouvelle fois…

Critique

Les scènes de combat sont véritablement le point fort de la série. Les IS y sont très bien exploités, les affrontements sont assez dynamiques et pas trop mal chorégraphiés.

C’est tout pour les points positifs. Passons maintenant aux points négatifs…

Infinite Stratos 01 - TambouilleTOUT LE RESTE, BORDEL DE MERDE…

Ceux qui disent que la série a un contexte féministe sont à côté de la plaque. Elle est sûrement misogyne, voire misanthrope. Ah, mais ça expliquerait pourquoi les personnages sont atroces…

D’accord, le chara-design des personnages féminins est réussi. Mais voilà, elles sont attachantes… quand elles la ferment.

On a une belle brochette de tsunderes : Houki et sa mentalité d’ado immature (mais aux formes matures), Cecilia la lady irritante et son virage sentimental sorti de nulle part, Rin la chieuse qui cogne le héros ou pète un câble n’importe quand…
Avec un tel melting pot, autant dire qu’on est bien servis…

Cela dit, elles sont intéressantes à voir… si on les expose à un fan service très subtil (sic).
Scènes de douche, accidents, focus sur les poitrines, puis le héros qui subit une agression verbale ou physique… Tout ça tombe à plat tellement c’est forcé et amené sans aucune originalité ou finesse.

On en vient au cœur de tous les problèmes : Ichika. Qu’il est insupportable, nom de Dieu…
Ce type est juste con et insensible aux sentiments féminins, et ce sont pas quelques bons commentaires sarcastiques ou cyniques qui vont arranger son cas. Mais ça, on le remarque trèèès facilement dans l’animé (dans lequel c’est pire, vu qu’on dégage ses pensées utiles).
On pourrait peut-être le supporter si on n’avait pas à se taper une narration à la première personne remplie de DÉTAILS DONT ON N’EN A FOUTREMENT RIEN A FOUTRE. Ses hors sujet sont juste désagréables à lire, et cassent sans arrêt le rythme de la lecture.
Je le dis franchement : on aurait eu un héros playboy, homosexuel, ou une héroïne pour en faire un yuri, et ça aurait été bien meilleur. Sans déconner.

Quant à l’histoire… comme les 2 parties du tome utilisent le même schéma « la fille gueule, on se bat, un imprévu survient, le héros a pécho », ça en devient vite répétitif. Et ce n’est pas le semblant de suspense instillé par Chifuyu qui rendra l’intrigue plus consistante.

Mais passons aux illustrations, qui ne peuvent pas être pire… enfin, je l’espère.
Celles d’okiura sont perfectibles et assez fades (défaut corrigé sur Gakusen Toshi Asterisk). Celles de CHOCO sont agréables à voir et plus dynamiques. Par contre, le chara-design a un style SD trop prononcé. Et un fan-service encore moins subtil. Jugez par vous-mêmes :

Infinite Stratos 01 - Comparaison

Mais bon, dans les deux cas, on a une tsundere qui s’assume pas.

Bilan

Ne vous fiez pas aux belles apparences de la série, les défauts gênants et certains personnages irritants rendent la lecture assez difficile.

Je lirai la suite pour que vous évitiez de le faire.

Avis : Décevant

A propos de Misogi

Rédacteur spécialisé dans le light novel, écrivant articles et critiques à un rythme irrégulier. "Le light novel, c'est comme Hitagi Senjougahara : il ne faut pas le prendre à la légère."

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2 commentaires

  1. Je n’arrive pas à croire que je suis allé au bout de la saison 1 et pourtant c’était ignoble. Mais du coup je n’arrive pas à m’imaginer ce que tu as du endurer pour venir au bout du Light Novel O_O. Bravo pour avoir surmonter cette bouse.
    Joli article on sent bien la rage qu’a provoqué cette série en toi x). Ah juste pour savoir, le fanservice en vaut-il la peine ?

    • Je ne sais pas ce qui m’a poussé à lire les 7 premiers tomes de la série… sûrement l’insouciance.

      J’adhère pas du tout au fan-service cliché et déjà vu de la série, mais pour en profiter à fond, l’OAV World Purge existe.

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