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The World God Only Knows 1 – Random Flag Generator [Critique LN]

Tiré du manga de Tamiki Wakaki, cette adaptation en light novel utilise l’atout principal de TWGOK : les conquêtes. L’auteur original se contente de la superviser, mais ça devrait aller, non ?

Bon, le tome n’est pas mauvais en soi… mais Dieu sait qu’il est loin d’être à la hauteur de la série…

Note : Il est conseillé d’avoir lu la série d’origine pour éviter les spoilers.

TWGOK 01 - CouvertureKami Nomi zo Shiru Sekai – Kami to Akuma to Tenshi
(神のみぞ知るセカイ 神と悪魔と天使)
Titres alternatifs :
The World God Only Knows – God, Demon and Angel
Que sa Volonté soit Faite – Le Dieu, le Démon et l’Ange
Auteur : Mamizu Arisawa (Inukami!)
Illustrateur : Tamiki Wakaki

Publié en mai 2009 chez Gagaga Bunko (Shôgakukan)
Tome 1/2 – Série terminée

 

 

Synopsis

Keima Katsuragi est un otaku accro aux jeux de drague, surnommé le « Dieu Tombeur ».

Accompagné d’une démone nommée Elsie, sa mission est de capturer les âmes en fuite, ces esprits qui profitent des failles s’ouvrant dans le cœur de jeunes filles.

Ses connaissances et talents de « séducteur » lui seront ainsi utiles pour ses deux conquêtes du moment, Tooru Amami et Asami Yoshino…

Critique

Même si les 2 conquêtes sont menées simultanément, l’esprit de la série originale est bien conservé.

Keima reste fidèle à lui-même, entre ses réactions hystériques de gamer et ses méthodes indélicates pour draguer les filles réelles. Tantôt classe et charismatique, tantôt misérable et taré, on tient un héros de harem auquel on s’attache assez facilement.
Elsie ne sert pas à grand chose et fait des boulettes, comme d’habitude. Toutefois, ce duo que tout oppose se révèle dynamique et agréable à suivre, surtout quand chacun déballe sa logique un peu tordue.

Concernant les conquêtes en elles-mêmes… on sent bien que la part accordée à chacune est tellement disproportionnée que celle de Tooru est « torchée » dans la fin du tome.
Sans compter qu’elle est largement moins réussie que celle d’Asami.

D’un côté, on a Tooru Amami, une Denpakei (délurée, disjonctée) habillée en ange.
Malgré son exubérance et son côté fleur bleue qui suggéraient une facette plus sombre, le personnage est plombé par sa quête assez… absurde.
L’auteur a tenté de garder un dénouement cohérent avec ce concept alternant optimisme et désespoir, mais ça en devient forcé et pas très crédible. Tooru est peut-être unique dans l’univers de la série, mais quand on expédie le passé d’un personnage à la fin du tome… ça n’aide pas à s’y intéresser.

En parallèle, on a Asami Yoshino, une camarade de Keima à l’apparence banale.
Le personnage est une sorte de mélange entre Shiori, Kusunoki et Minami, donnant un personnage assez sympathique à suivre. Entre la joie de vivre qu’elle exprime devant Keima, puis sa facette inexpressive, taciturne et distante, il y a de quoi dérouter1 le héros.
Tout ça est abordé avec légèreté, et j’avoue que le côté « fille exubérante » m’a un peu rebuté. Néanmoins, le twist expliquant tout ça est bien mené, mais je n’en dirai pas plus.

D’ailleurs, le côté aléatoire des rencontres avec Tooru saccade sa conquête et gêne indirectement celle d’Asami. Pour « compenser » ce défaut, la double personnalité est mieux exploitée et plus intéressante.

Concernant les illustrations, celles en noir et blanc ne sont ni trop chargées, ni peu garnies. Mais elles manquent d’impact, elles n’attirent pas vraiment l’œil. Certaines illustrent des détails assez accessoires de l’histoire, au détriment de passages plus importants (seul l’un des deux baisers est illustré).
Quant aux illustrations en couleur et à la couverture, elles sont peu inspirées et peu garnies. Elles se contentent de présenter les personnages, ce qui est assez dommage.

1 Dérouter, route de la conquête… Oui bon, je sors.

Bilan

Dommage que la moitié du scénario soit aussi mal rythmée et bordélique.
À réserver aux fans de la série d’origine.

Pour ceux qui veulent commencer la série, préférez le manga ou l’animé (S1 et S2).

Avis : Mitigé

TWGOK 01 - Dieu Tombeur

A propos de Misogi

Rédacteur spécialisé dans le light novel, écrivant articles et critiques à un rythme irrégulier. "Le light novel, c'est comme Hitagi Senjougahara : il ne faut pas le prendre à la légère."

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